Apply

La Croix

15 septembre 2010

la-croixnounou anglais

“La nounou et nous” (…)
Puisque les apprentissages précoces ont décidément la cote, certains parents n’hésitent pas à chercher la perle rare du côté de la “nurse anglaise”.
A Paris, Bordeaux et Nantes, Caroline Benoit-Levy, à la tête de la société Babylangues, a lancé en 2008 des ateliers d’éveil en anglais pour les tout-petits. “Très vite, les parents nous ont demandé de faire garder leur enfant par des nounous anglophones formées par nos soins.”, explique cette ancienne professeur d’anglais convaincue que l’apprentissage d’une langue passe par une acquisition précoce. Et l’enfant dans tout ça? Quelle que soit la formule choisie, il ne s’y trompe pas. Au fil des mois, il perçoit la relation de confiance et de respect mutuel qui unit ses parents et sa nounou. Ce climat stable qui le rassure lui permet d’affronter sereinement ces toutes premières séparations, Avant de lui donner envie d’explorer le monde. “Je souhaitais qu’il soit gardé par une personne anglophone” Diane, mère d’Anatole, 2 ans, Bordeaux “Je travaille à mi-temps, mes chances d’avoir une place en crèche étaient donc très réduites. Je n’ai d’ailleurs pas fait de demande de dossier. Après mon congé maternité, mon fils a été gardé par une nounou que nous partagions avec une autre famille. Sur le plan humain, cela se passait bien, en revanche cela devenait vraiment très compliqué à gérer pour des questions d’emploi du temps. Au moment de chercher une autre solution, j’ai entendu parler de nounous anglophones. Mon mari et moi avons trouvé que c’était une excellent idée d’habituer très tôt l’oreille de notre enfant. Dans le monde du travail, l’anglais est très important et cela lui sera sans doute utile plus tard. Je n’avais pas peur qu’il se sente perdu car il est chez lui, dans son univers familier. Le fait de passer par une agence spécialisée est important car je souhaitais une personne anglophone qui lui propose des activités et qui soit vraiment moteur auprès de lui. Depuis un an, il est donc gardé six heures par jour, le matin, par Kathy. Il ne voit pas d’autres enfants dans la journée mais cela ne m’inquiète pas pour l’école: le week-end, nous fréquentons des amis avec des enfants et il s’amuse bien avec eux. Il fait aussi bien la différence entre sa nounou, avec qui il parle anglais le matin, et moi. C’est vrai que c’est un service qui se paye, mais c’est un vrai confort: il n’a pas à partir tôt le matin, il reste à la maison et sa nounou s’occupe uniquement de lui.”